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La grande-duchesse Maria Nicolaïevna naît le 26 juin 1899 au palais Peterhof. Elle est la troisième fille du tsar Nicolas II et de l'impératrice Alexandra Fedorovna. Nicolas écrit dans son journal le jour de sa naissance: "Un jour heureux: le Seigneur nous a envoyé une troisième fille: Maria, qui est née à 12h10! Alix a beaucoup dormi toute la nuit, et la douleur devint plus forte le matin. Dieu merci, l'accouchement n'a pas duré très longtemps! (...)". Maria a les cheveux châtins clair, de grands yeux bleus foncés (surnommés par ses proches "les soucoupes de Maria") et un très joli sourire. Etant bébé, de nombreuses personnes comparaient Maria aux anges de Botticelli. Tout comme Olga, Maria est la digne ambassadrice de la beauté slave. Tatiana et Anastasia sont au contraire plus proches des caractéristiques physionomiques allemandes.
Maria est rejointe en 1901 par une troisième soeur, Anastasia, avec laquelle elle s'entendait parfaitement. Tout comme leurs deux aînées, Maria et Anastasia partagaient la même chambre et étaient surnommées "la petite paire".
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Dès son plus jeune âge, Maria affichait un caractère posé et très calme. Aussi sa tante, la grande-duchesse Elisabeth Fedorovna, la surnommait "la gentille Maria" et "l'ange".
Même si Nicolas et Alexandra aimaient beaucoup leur fille, certains oncles avaient fait savoir à la jeune fille, alors qu'elle était petite, qu'un fils aurait été mieux qu'une fille, ses parents ayant déjà eu deux filles avant elle. Aussi, elle se sentait souvent indésirée, mal-aimée et ignorée. Mais Alexandra la rassura en lui disant qu'elle était "autant aimée et aussi précieuse que ses deux soeurs aînées". Ses proches la surnommait Mashka et le bon gros toutou: son précepteur, Pierre Gilliard, écrit à ce sujet : "Ses soeurs se servent de sa gentillesse pour l'embêter et la surnomme "le bon gros toutou", et il est vrai qu'elle est certainement aussi dévouée qu'un chien". Etant jeunes, Olga et Tatiana étaient quelquefois un peu cruelles envers Maria.
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Maria jouait parfaitement au piano et avait des talents en matière de dessins et de peintures. Elle adorait les enfants et en voulait, selon ses dires, au moins une vingtaine. Pour cela, la jeune fille ne voulait pas se marier avec un prince ou un grand-duc, mais avec un simple soldat russe. Il lui arrivait alors d'aller discuter avec des soldats et des gardes, et faisait souvent des parties de billard avec les officiers. Cependant, le prince Louis de Battenberg et le prince Carol de Roumanie avaient fait savoir qu'ils aimeraient bien épouser Maria.
La "Grande Guerre" chamboule la vie de la famille impériale. L'impératrice, Olga et Tatiana passent un examen et deviennent infirmières de la croix-rouge. Maria et Anastasia, étant trop jeunes pour être infirmières, se rendaient dans l'hôpital aménagé au palais, discutaient avec les soldats, jouaient avec eux, et les aidaient à écrire les lettres pour leurs familles.
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C'est également pendant la guerre que Maria fit la connaissance de son premier flirt, Nikolaï Dmitrievitch Demenkov, avec qui elle passait toutes ses journées. D'ailleurs, elle signait ses lettres adressées à ses parents par "Mme. Demenkov". Mais Nikolaï est envoyé plus tard sur le front et ils ne se reverront jamais plus.
Maria est la première des enfants du tsar à apprendre l'abdication de son père. Ses soeurs et son frère ayant attrapés la rougeole, elle est la seule à ne pas être encore touchée par la maladie. Son père étant absent, Maria est la seule à aider sa mère lors de l'annonce de l'abdication et l'accompagne à l'extérieur pour prévenir les gardes qu'une attaque du palais par les révolutionnaires risque de se produire. Mal couverte, la jeune fille attrape une pneumonie en même temps que la rougeole et ce voit obliger de rester plusieurs jours alitée.
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Du fait des traitements donnés aux cinq enfants malades, leurs cheveux sont tombés et Alexandra prit la décision de les raser. Ils sont ensuite assignés à résidence au palais Alexandre à Tsarskoïe-Selo jusqu'à l'anniversaire d'Alexei en août 1917.
La famille espérait être envoyée au palais Livadia, en Crimée, ou en Angleterre. Mais ils sont finalement envoyés à Tobolsk, en Sibérie. En avril 1918, Nicolas est obligé de quitter Tobolsk pour une destination inconnue. Alexandra prend la courageuse décision de partir avec lui et choisit Maria pour les accompagner. Olga, Tatiana et Anastasia restent à Tobolsk pour s'occuper d'Alexei, victime d'une crise d'hémophilie. Le train où prennent place Nicolas, Alexandra et Maria à Tioumen en direction de Moscou, est intercepté par le Soviet local et est dirigé vers Ekaterinbourg. Une fois arrivés, Ils sont conduit dans la "maison à destination spéciale".
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A son arrivée, Maria écrit une lettre à ses soeurs et à son frère encore retenus à Tobolsk: "Il est difficile de vous écrire quelque chose de joyeux, car rien n'est vraiment gai ici. Mais Dieu ne nous a pas abandonnés. Le soleil brille, les oiseaux chantent et ce matin nous avons entendu les cloches de l'église. Oh, mes chéris, que je suis impatiente de vous revoir!"
Maria et ses parents sont remplis de joie lorsqu'Olga, Tatiana, Anastasia et Alexei les rejoignent en mai 1918. Les conditions de captivité deviennent très difficiles pour la famille, mais Maria, Tatiana et Anastasia essaient de se lier d'amitié avec quelques jeunes soldats chargés de leur captivité à Ekaterinbourg. Le 17 juillet 1918, Maria est assassinée avec sa famille à l'âge de dix-neuf ans.
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